Grégory Porter à l’Olympia

Retour en puissance à Paris du meilleur chanteur de Jazz de l’année ! L’heureux détenteur d’un Grammy Award a offert hier au public de l’Olympia un concert inoubliable de près de deux heures. 

BiYudX_IUAAr9MoC’est la chanteuse Ndidi qui a ouvert le bal en première partie, accompagnée de son guitariste. Des balades, de la folk et une superbe reprise de “Tease me baby“, par John Lee Hooker. “DarkSwing” son nouvel album est un parfait mélange entre folk, jazz et blues, pas étonnant que Grégory Porter l’ait invitée sur scène !

Tous les musiciens sont prêts, Painted on Canvas commence à retentir, mais le baryton n’est toujours pas là, et c’est le saxophoniste qui entame la mélodie. Il fera son arrivée au deuxième couplet, comme à son habitude, un passe-montagne vissé sur la tête, sous une ovation qui couvrira toute musique, le ton est donné.
On My Way to Harlem, Be Good, Work Song, le chanteur est beaucoup revenu sur son album précédent, comme pour lui donner la chance de résonner dans cette salle mythique. No Love Dying, Movin, Lonesome Lover se sont enchainées rapidement, ponctuées d’applaudissements à chaque solo et chaque note finale. A deux reprises, les musiciens ont quitté la scène, pour ne laisser que Porter et le pianiste Chip Crawford, un duo d’une complicité parfaite pour interpréter les deux balades de l’album : Wolfcry et Water Under Bridges.
Sur 1960′ What et Liquid Spirit, le public a été mis à rude épreuve, et le groupe aussi… Sur le titre éponyme de l’album “Il faut que vous tapiez dans vos mais sur le 2è et le 4è temps” nous a-t-il lancé. Facile pour lui mais le résultat n’était pas si concluant… et on en était à se demander si la France avait vraiment le sens du rythme !! Une petite cacophonie s’installe et le morceau est vite écourté. Cette fois-ci aucun solo pour le saxophonistes Yosuke Sato pourtant très présent sur chaque morceau.
Le rappel était inévitable et l’attente n’a pas été trop longue : Real Good Hands ! Les yeux fermés, on aurait cru entendre l’album. Lui qui a passé tout le concert à courir après le rythme, quitte à se mettre en danger a été d’une pureté déconcertante sur ce morceau. Après une seconde standing ovation, le groupe revient pour Musical Genocide, où le public a cette fois ci très justement fait les choeurs, pour terminer ce concert -parfait- tout en douceur.

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